vendredi 7 janvier 2011

The world’s highest everything!

Notre Lonly Planet ne manque pas de le mentionner, la Bolivie est fameuse pour son tout-plus-haut-du-monde. Ça avait même commencé peu avant sa frontière, au Pérou, à Puno, pour quelques jours sur le plus haut lac navigable du monde, le lac Titicaca, 3810 m.. Lac gigantestque répartis entre le Pérou et la Bolivie où le reflet du soleil sur ses eaux offre à sa région un micro-climat exceptionel pour cette altitude. Curiosité principale, ses îles, qu’elles soient artificielles à Uros (en paille) ou naturelles à Taquille et Amantani. Ses communautés insulaires ont du se résoudre au tourisme pour assurer la survie de leur culture et patrimoine ainsi qu’éviter l’exode de leurs jeunes. C’est donc avec beaucoup de plaisir et d’intêret qu’on a passés une nuit chez une famille d’Amantani entre deux visites.

S’en est suivi l’immigration qui s’est déroulée comme Hannibal Smith de l’Agence-tout-risques l’aime, bienvenudo en Bolivia, j'adore qu'un plan se déroule sans accrocs. Après quelques heures le long des paysages fertiles de l’Altiplano (4000 m.) parcemée de sommets enneigés, tu ne soupconne pas qu’au prochain contour tu vas tomber dans l’impressionnante immensité de la ville-vallée de La Paz, plus haute capitale du monde (3660 m.).
Se balader le long de ses rues étroites et escarpées, apprécier sa vue vertigineuse depuis une de ses collines, chercher un aphrodisiaque dans le marché aux sorcières (le plus haut du monde ;-) ), visiter le musée de la coca, se retrouver nez-à-nez avec Evo Morales, le présidant gouvernant le plus haut au monde, à la sortie de son palais (pour être franc on l’a attendu plus d’une heure) et s’arrêter dans un de ses petits cafés pour composer l’article-de-notre-blog-écrit-le-plus-haut, autant d’activités qui te font apprécier les hauteurs des lieux.
Pour se remettre de ces records, notre prochain rendez-vous sera avec « Cindy and Julien’s highest living friends in the world », les Bugnons de Cochabamba. Le voyage s'effectuera exceptionnellement en avion (avec TAM, la companie de l'armée) depuis un des aéroports internationnaux les plus haut du monde, afin d'anticiper les grèves des bus dues aux fluctuations du prix du pétrole dicté par le gouvernement...

Îles artificielles flottantes des Uros créent il y a plusieurs siècle par les paysans de la région de Puno pour éviter l'esclavage. Même si elles ne sont plus qu'une des grandes attraction touristiques (un peu trop mise en scène) du lac Titicaca, les explications et les paysages en vallent la peine.

Vue sur le lac Titicaca depuis le sommet de l'île d'Amantani

L'immensité de La Paz depuis la place Murillo



dimanche 2 janvier 2011

Il y a des 1er janvier...

Il y a des 1er janvier où tu te réveilles avec une telle gueule de bois que tu ne sais pas comment tu vas assumer le bal du soir à Grancy... Il y a des 1er janvier où tu avais prévu d’aller skier, mais il pleut à 3000... Il y en a où tu regrette de ne pa avoir de carte chez « Vidéo Folies »  car tu dois te taper le concert du nouvel-an sur TSR 2... Il y a ceux où tes potes se réveillent sans veste après une soirée boiteuse au Palais de Beaulieu... Et il y a des 1er janvier où après 4 jours de trek incroyable le long du chemin Inca, tu arrives au petit matin, en même temps que le soleil et avant tout le monde à la « citée perdue » du Machu Picchu. Les débuts d’année ne nous ont pas toujours souris, mais si l’an 2011 se déroule comme il a commencé, on peut s’attendre à un grand millésime.

En attendant l’année nouvelle, on avait posé notre sac-à-deux à Cusco, l’ancienne « Rome des Incas ». Après la visite de son centre historique, des surprenantes Salineras de Maras qui exploitent une source d’eau chaude salée façonnant à merveille le paysage et ensuite le site experimental d’agriculture de Moray dit le « Changins Inca », cap sur l’Inca trail.

Ce trek, malheureusement autant populaire que spectaculaire est régulé par le gouvernement et son sésame doit être réservé bien à l’avance. « Seulement » 500 permis (porteurs et guides inclus) sont attribués par jour et le touriste ne peut y entrer sans un guide. Notre groupe était par chance composé de sud-américain, entre avocats argentins, informaticiens equoatoriens et j’en passe. Ça nous a changé du backpacker ricain ou des fritz et cela représentait une opportunité idéale pour pratiquer notre espagnol et échanger quelques points de vue sur le continent. Même si capter la langue de Maradona et du Che s’apparente à comprendre le haut-valaisan pour un allemand, c’est comme tout, on s’y habitue (Crash course d’argentin : Yo (je) -> Cho, Pollo -> Pocho, Iluvia (pluie) -> Chuvia et ainsi de suite).

Au delà de ces considérations linguistiques, ces 4 jours de marche, 33 km, plus de 2500 mètres de dénivelé sur ce chemin de pierre vieux de 500 ans trufé de sites archéologique et aux décors époustouflants fut un des highlight de notre périple.

Place à la Bolivie via le lac Titicaca.

BONNE ANNÉE 2011 À TOUS !

Les Salineras de Maras

Le "Changins Inca". Laboratoire d'agriculture de l'époque. Chaque terrasse possède son propre micro-climat adapté à une culture spécifique. Suivant la période de l'année il peut y avoir une différence de 15 degrés entre le fond et le haut. Capable les Incas!


samedi 25 décembre 2010

Un arrêt qui paie…

Les villes péruviennes nous donnent l’impression d’être l’opposé de l’Italie dans le sens où plus tu vas au sud, plus ça te paraît moderne et « organisé ». Arequipa, 2ème ville du pays, vivant à l’ombre de volcans majestueux, en était la preuve idéale. Même notre hostal, pourtant dans notre budget, était situé dans une villa qui n’aurait pas fait tâche à Malibu. C’est peut-être normal dans un quartier chic au nom de Los Angeles (merci au passage à Nico pour ces bons plans). On pouvait même y jouir d’une salle de cinéma, billard, terrasse, ping-pong, PCs et d’une cuisine ultra-moderne. Bref, ça faisait du bien de péter à nouveau dans la soie pour passer les fêtes. Dommage que la piscine était en rénovation, ce qui a coûté à l’ « Arequipay backpacker » la perte d’une cinquième « flûte-de-pan » synonyme d’excellence dans le guide « Micheline » des éditions Carel-Moix.

Bien connue sous le sobriquet de « citée blanche » dû à sa roche volcanique utilisée pour la construction de son centre, Arequipa ne manque pas de charme. Son monastère, le nième visité de notre voyage, était le plus impressionnant, vraie ville dans la ville où nous nous sommes perdus le temps d’une matinée. C’était aussi la visite la plus chère, pas folles les nones… L’après-midi nous avions rendez-vous avec Juanita, offrande humaine aux dieux du volcan Ampato, retrouvée bien conservée après 500 ans dans son congélateur naturel et exposée aujourd’hui dans le frigo de son musée.

Arequipa était aussi notre base pour trois jours de trek dans le canyon de Colca, un des outsiders le plus prometteur des places-to-be au Pérou ; ses falaises, son oasis, ses lamas, ses condors inexistants, ses locaux accueillants, ses sources d’eau chaude, ses cultures en terrasse, son absence de route et d’électricité. Trois jours loin des sentiers battus accompagné d’un couple californien, deux allemandes et de notre guide du jour toujours souriant, certainement dû au fait qu’il a confondu le canyon de Colca à celui de la coca…

Ce soir, bus de nuit pour Cusco






dimanche 19 décembre 2010

Feliz Navidad!

Difficile de s’immaginer que dans quelques jours c’est Noël alors qu’il fait 30 degrés, qu’il n’y a pas  un nuage et qu’on est entourés d’immenses dunes de sable. Difficile aussi d’immaginer que cette année, Noël sera sans nos familles, sans nos potes, sans fondue chinoise, sans neige, sans sapin, sans ski et sans Gewürztraminer en apéro.
C'est pourquoi, lorsque sur notre chemin entre Lima et Arequipa on a vu qu’on pouvait y louer des Snowboard, on a pas hésité. Et y a pas à dire, “sandboarder” d´énormes dunes de sable nous aura transportés dans une station alpine le temps de quelques descentes plus ou moins maitrisées, la chaleur en plus.
Ce n’était ni Grimentz, ni Zermatt, mais Huacachina, ancien lieu de vacances de la bourgeoisie d’Ica qui s’est reconverti en the-place-to-stop sur la routes des backpackers. Cet oasis et sa lagune perdue au milieu du désert était un excellent rafraîchissement après un safari dans la jungle urbaine de Lima et ses 8 millions d’habitants. On peut remercier nos guides locaux, Guillermo et Greta Cabrejos (les parents de Ana Crausaz) de nous avoir conseillé la Plaza de Armas, la visite des catacombes et de passer la nuit dans leur quartié de Pueblo Libre, vrai village dans la ville où il fait apparament bon vivre.
On vous souhaite à vous tous qui nous suivez, amis et familles, d’excellentes fêtes de fin d’année. Pour nous ce sera du côté d’Arequipa.
Lien photos avec Lima
Lien photos Huacachina



mardi 14 décembre 2010

Du Canada au Sahara

Passer de l’Equateur au Pérou en bus de nuit, c’est un peu comme s’endormir au Canada et se réveiller au Sahara. D’un côté la région de Loja, Equateur, ses montagnes verdoyantes, ses pins, sa roche rouge, ses rivières. De l’autre, Piura, première grande ville de la côte nord du Pérou et le début d’un désert interminable entre océan et montagnes arides.
Bien que très excitant, la découverte d’un nouveau pays apporte toujours son lot d’adaptation ; nouvelle monnaie, nouvelle culture, nouveau mode de fonctionnement des bus, nouveau challenge pour le système digestif… Tous nos repères et acquis équatoriens pouvaient être remis en question. Une chose n’a toutefois pas changé pour notre plus grand soulagement, c’est la langue. A ce niveau il est certainement plus facile de passer de l’Equateur au Pérou que de Zürich à Berne.
Ce premier contact avec notre nouveau pays était encore très loin des clichés andins lamas-flûtes-de-pan et nous a transporté au travers de trois cités bouillonnantes ; Piura, Chiclayo et Trujillo. Ces villes de chacune plus d’un demi million d’habitants, comme sorites du sable, ont un rythme de vie et une circulation qui a de quoi surprendre et fasciner tout bon habitant du Gros-de-Vaud.
La région nous a aussi permis de faire connaissance avec les civilisations des Moches (I – IX)(ça ne s’invente pas…) et des Chimùs (XX – XIV), cultures tout aussi importantes et qui survécurent bien plus longtemps  que leurs successeurs superstar, les Incas (XIII - XV). L’excellent musée des Seigneurs de Sipàn, proche de Chiclayo, a été le point de départ idéal pour cette rencontre. L’immense marché de Chiclayo a aussi valu la peine de s’y perdre, surtout en étant les seuls touristes loin à la ronde, à se demander si l’attraction principale des lieux, ce n’était pas nous ?
Pour mieux digérer notre amuse bouche péruvien et continuer notre découverte de l’histoire locale, rien de tel qu’une retraite de quelques jours dans un bungalow proche de l’océan. Huanchaco, à deux battements de condor des sites Chimù de Chan-Chan et celui Moche de Huaca de la Luna y était prédestiné. Idéal aussi pour se remettre au surf, faire le plein de fruits de mer et d’apéros sur la terrasse que nous partagions avec une tortue…
Demain c’est Lima.
Les rois de la civilisation des Moches... (musée Tumbas reales de Sipàn)

Façade du site Moche de Huaca de la Luna découverte il y a moins de 20 ans

Vue du site Chimù de Chan-Chan (soleil - soleil en français)

mercredi 8 décembre 2010

Et si j’étais né à Baños, Equateur...

1980, après un chantier de plusieurs mois en Arabie Saoudite, JD rentre en Suisse et demande la main de Lucienne qui ne tarde pas à tomber enceinte du 1er.  Les affaires de son employeur, Losinger, mordent bien à l’étranger.  Son prochain chantier sera en Equateur, à Baños, pour une centrale hydro-électrique type Grande-Dixance. Lucienne n´est pas effrayée à l’idée d´accoucher à l’étranger, ils partiront fin décembre.
Le président d’alors, commanditaire du projet, Jamie Roldos Aguillera, meurt avec sa femme lors d’un accident d’avion. Le pays alors fortement endetté, son successeur va tout arrêter et moi je né finalement en Suisse.
Une fois arrivés à Baños en ce mois de décembre 2010, après que notre bus ait évité le barrage de police en place  en raison des fortes éruptions du Tungurahua (spectacle son-et-fumée incroyable), je ne pouvais  m’empêcher de penser à  ce qui se serait passé si j’y étais né…
Première constatation, ce grand village thermal (idéal pour se remettre de l'ascencion du Cotopaxi) aux portes de l’Amazone, dévoué au tourisme plus intérieur qu’extérieur avec son volcan, ses cascades et ses douceurs de canne à sucre, aurait sans aucun doute plus à JD et Lucienne.
De plus, et comme beaucoup d´autres expatriés de leur génération, ils y auraient certainement investit, à l’image du Swiss-bistrot, du Café Suiza, des Helados Suiza ou de la Petite Auberge. Dans leur cas ça aurait été une cave valaisanne et moi j’aurais passé ma jeunesse à servir des raclettes à des équatoriens ébahis et avinés au Fendant.  J’aurais continué sur la voie touristique, comme tous là-bas; rafting, location de VTT, excursions dans la jungle, bungee-jumping, wellness, qui sait?
Quant à Jérôme, il aurait été adopté directement d’un orphelinat local, sa famille ayant péri lors d’une éruption du Tungurahua. Diplômé en géologie de l´Université de Cuenca, il serait devenu un éminent vulcanologue en hommage à sa famille biologique (sans rancune ;-) ).
Et Cindy, je ne l’aurais rencontrée malheureusement qu´à une seule reprise. Elle aurait attiré mon attention alors qu’elle parcourait la route des cascades à vélo durant un voyage de 6 mois en Amérique du Sud, au bras d’un suisse pseudo-informaticien-grand-sec-et-blanc-comme-un-linge qui après plus de 8 ans n’aurait même pas été foutu de la demander en mariage…
Ah le destin…
 Le Tungurahua surplombant Baños était en colère ce jour là. Sentiment incroyable entre fascinaction et peur.

Petite pose lors de notre virée à vélo au long de la route des cascades, de Baños à Machay




Après Baños, une autre bonne découverte nous attendait, la ville de Cuenca. Citée certainement la plus moderne d'Equateur, elle peut se targuer d'être au standard européen. Les equatoriens sont pleins de surprises. C´était aussi notre dernière halte dans ce pays qui nous a offert 2 mois inoubliables. A nous le Pérou, prochain arrêt, Chiclayo (Ville natale d' Ana Crausaz pour ceux qui la connaissent).

vendredi 3 décembre 2010

5897, Avenue des Volcans

Il est minuit, le réveil sonne, il fait froid, on a peu dormi, on a mal à la tête, normal on est dans un refuge dont  l´altitude est 3 mètres au dessus du sommet du Mont-Blanc. Dans quelques heures on a rendez-vous au numéro 5’897 de l´Avenue des Volcans, au sommet du Cotopaxi, au sommet d’un des plus haut volcan encore en activité, au sommet du monde…
5h50, des milliers de pas de saucissons (sans élan, merci grand-mère), des dizaines de passages de crevasses et quelques couloirs plus tard, munis de nos piolets, crampons, cordes et de Andres, notre Sherpa local, on y est! Moment prenant et émouvant à la vue du paysage, du cratère fumant 400 mètres plus bas, du levé du soleil et aussi la satisfaction du challenge accompli.

C`était l’apothóse d’une semaine qui nous a emmené au coeur de l’Avenue des Volcans, partie de la route Panaméricaine où se succèdent des cônes entre 4000 et plus de 6000 mètres.
Basé dans une charmante Hacienda perdue dans la campagne, avec ses cheveaux, lamas, son salon et sa cheminée,  on a pu gravir le Pasochoa (4100m)  à l’apéro suivi de l’Iliniza Norte (5114m) en entrée pour finir par le Cotopaxi (5897m), sans oublier un peu de détente bienvenue.

Mention spéciale à Cindy qui avec un entraìnement moindre à su trouver la volonté pour se dépasser et atteindre les sommets où d´autres ont du abandonner le même jour.

On est pas des gnagnous!!

Prochain arrêt, Baños

 Vue du Cotopaxi depuis l'Iliniza Norte

 Vue du cratère du Cotopaxi depuis son sommet

Andres, notre guide du jour

Moments inoubliables...